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André VIREL 
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Un regard et un constat sur notre époque

 

  • Notre époque se caractérise par une fomidable poussée d'une forme de scientisme qui tend à occuper la place et la fonction d'une religion.
  • Sous la poussée de ce mouvement (soutenu par l'industrie pharmaceutique et en particulier celle qui produit et diffuse les psychotropes), l 'humanité de l'homme et plus spécifiquement son esprit (de nos jours il est devenu parfaitement indécent de parler de son âme) sont niés: "l'homme neuronal" n'est plus qu'une machine certes un peu sophistiquée mais quand même seulement une machine!
  • Ainsi très logiquement nous sommes invités à nous défaire, dès qu'une opportunité se présente, de nos pièces détachées, des services de récupération sont depuis des années en place au bord des autoroutes et déjà une légalisation (en Grande Bretagne) de la fabrication "de bébés médicaments" a été annoncée...
  • En quelques siècles nous sommes successivement passés de
      • l'homme (fait) à l'image de dieu

      • à l'homme modèle de la machine

      • et nous voici "parvenus" à la situation inversée suivante: c'est maintenant la machine, l'ordinateur qui sont devenus les modèles de l'homme avec toutes les conséquences logiques qui en découlent. Nous sommes donc arrivés à un stade avancé où l'homme est conçu comme un assemblage et un réservoir de pièces détachées...

  • Contrairement à ce qu'affirmait F. Nietzsche, cette évolution ne traduit pas "Le Crépuscule des Dieux" mais bien la mort programmée de l'humanité de l'Homme!
  •  
  • Compte tenu de la puissance du modèle scientiste, il est devenu aujourd'hui quasiment impossible de penser autrement.
    Or, ce véritable "négationnisme" et les conséquences qu'il suppose nous paraissent parfaitement inacceptables car nous le rappelle un impératif kantien énoncé par L. Eisemberg :
  • "...il faut supposer que l'homme peut être humain pour qu'il le devienne..."
  • (in: "Ethique et Science de l'Homme" in "l'Unité de l'Homme", Le Seuil, Paris, 1974)
  • Il ne s'agit pas, bien entendu, d'ignorer ou de rejeter les avancée considérables de la science qui peuvent éventuellement contribuer au bonheur de l'humanité (j'insiste ici sur "éventuellement" car bien des évènements tragiques contemporains montrent bien que ce dernier point ne va pas de soi!).
  • Il s'agit seulement de situer la science (et ses apports incontestables) dans le domaine qui lui est  propre: celui de la connaissance et de la découverte et non pas celui où notre époque l'a indûment placée: celle d'une nouvelle religion absolument non identifiée comme telle.
  • Il est certain que la science seule ne peut répondre aux questions spécifiquement humaines et il nous faut aussi reconnaître que toute tentative dans ce sens peut aboutir non seulement à une négation de l'humain , mais aussi à sa destruction en passant par toutes sortes d'impérialismes et de monstruosités.
    On peut d'ailleurs en avoir une idée en examinant la manière dont évoluent les soins de "la folie": en lieu d'une approche essentiellement humaine de ces personnes on se contente de plus en plus de leur distribuer des psychotropes. Les conditions mêmes de cette distribution aboutissent souvent à une véritable maltraitance qui reste invisible et négligée tant elle fait l'objet d'un consensus plus ou moins implicite dans notre société. (On peut rapprocher cette maltraitance de celle infligée aux "sans statut" et autres réfugiés qui se trouvent sur le sol même de la patrie des Droits de l'Homme).
  •  
  • Est-il possible d'éviter de telles dérives, et de quelles manières ?
  • Comment retrouver la qualité de l'humain chez le fou (et le réfugié)? Autrement dit est-il possible de penser en la respectant, la personne humaine (malade ou non), l'esprit humain (qui ne se réduit pas seulement à ce qu'on appelle "l'appareil psychique") ?
  • Peut-on aujourd'hui encore envisager l'existence d'une âme humaine hors du champs religieux?. (On se souviendra que même Freud utilisait le mot "âme" et non pas psychisme - c'est Bettelheim qui insiste sur cette particularité-).
  •  
  • Quels contenus donner à ces termes rejetés et bannis du vocabulaire scientifique?
  • Selon quelles démarches spécifiques peut-on étudier, sans dénaturer ou détruire les contenus, les réalités désignées par ces termes?
  •  
  • Si André Virel a sans doute été un précurseur dans cette tentative, en particulier pour ce qui concerne la construction "génétique" de la pensée humaine, il est aujourd'hui d'autres penseurs qui, tout en ignorant peut-être l'oeuvre de Virel, se situent néanmoins dans des ouvertures et des avancées semblables à celles qu'il nous a léguées.
  •  Voici quelques repères (qui sont ici abusivement simplifiés et il est donc fortement conseillé de consulter les ouvrages des auteurs) de la pensée "virélienne" et de ses prolongements (on trouvera aussi d'autres repères dans la page "lexique" du présent site):

 

 

Premières pierres sur un chemin

 

 

A) Histoire de notre image (André Virel)

  • les processus de l'enfantement de l'humain dans la grotte
  • la sortie de la grotte ou l'accouchement (ce n'est pas encore sa naissance) de l'homme
  • étapes de la conquête de l'espace: de l'accouchement de l'homme à sa naissance
      • les mégalithes ou la conquête de la verticalité,
      • le temple ou la re-construction de la grotte-mère,
      • le temps historique ou l'entrée dans l'espace quadridimensionnel
      • vers un espace dimensionnellement plus développé? : la matière devenue transparente, naissance de l'inconscient, etc.

B) Nature, génétique et fonctions de l'image (André VIREL)

  • l'image a d'abord été une intériorisation "concrète" mais réduite du monde:
    • la vacuole apparue dans le cytoplasme de la cellule primitive réalise une "intériorisation" concrète, une "miniature" de l'océan dans lequel la vie est apparue.
    • cette vacuole facilite ensuite la survie de la cellule sur terre lorsque "les eaux" se seront retirées: elle est donc un élément d'adaptation (ou de "préadaptation"?).
  • l'image mentale conserve une analogie avec le monde qui est son origine ainsi que le montrent des études récentes.
  • lorsque l'image se retire: elle laisse un "trou", un vide, une empreinte. De ce "lieu" va naître le concept abstrait c'est à dire une forme. Une forme désormais vide mais qui est aussi un contenant plus universel que l'image qui lui a donné naissance...
  • ainsi en se dématérialisant l'image permet non seulement une intériorisation de plus en plus large du monde (du mi-lieu) qui a contribué à la former mais aussi une autonomie à l'égard du monde de l'origine. Par exemple le concept de table concerne aussi des "objets" qui n'ont pas d'existence propre dans le monde concret, voir les tables de multiplication...
  • ainsi, l'image une fois autonomisée aura le pouvoir d'influer sur le monde qui lui a donné naissance: à partir de là c'est l'homme qui transforme son milieu...

 

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De la biologie à l'esquisse d'une neurophilosophie de l'imaginaire humain

 

 

André VIREL
a été le précurseur d'un mouvement de recherche méconnu mais qui se poursuit

  • en situant et en installant la fonction biologique de l'imaginaire comme Origine de la pensée humaine, bien avant son commencement
  • en créant un dispositif thérapeutique et de recherche original, la décentration, qui stimule les processus de créativité en sollicitant les ressources de l'imaginaire.

 

Vers une neurontologie

et une théorie non religieuse de l'âme?

Des prolongements contemporains inattendus de la pensée "virélienne"?

 

Et si la genèse des secrets de l'âme humaine, ses aspirations et des inspirations les plus profondes se trouvaient précisément dans les premiers mois de la vie?

Et si c'était chez le foetus que résidait la source, l'Origine de l'être que chacun est appelé à devenir?

Et si le secret de l'âme humaine dérivait, en dernière analyse, de l'apparition d'une particularité biologique (qui aurait pu tout aussi bien entraîner la disparition du mammifère humain)?

C'est la thèse de Jean-Marie DELASSUS, dans ses différents ouvrages (en particulier "Le Sens de la Maternité", "La Nature du Bébé", "Le Génie du Foetus" , "Les Logiciels de l'Ame" et "Psychanalyse de la Naissance", qui nous invite à examiner et à approfondir. Il nous fait  remonter jusqu'aux sources biologiques de la construction de l'être humain, pourtant connues mais demeurées invisibles jusqu'alors.

L'envahissement du cortex humain par ce que l'auteur nomme "les territoires corticaux libres" (TCL) ou "aires associatives" du cortex cérébral de l'adulte, va entraîner une "rupture" ou un effacement des circuits neuronaux nécessaires à la survie de l'individu humain. Ainsi à la naissance, le bébé humain va vivre une double expérience qui le marque à tout jamais:

      - une première expérience de mort puisqu'il ne dispose pas des moyens neuro-moteurs pour sa survie. Il est selon les termes de Delassus "un infirme" et non pas un prématuré (en effet, peu après la naissance les autres mammifères ont la capacité d'assurer leur survie, de se mettre sur leurs pattes pour se nourrir). Cette première expérience explique en partie "les cris de la naissance" de l'enfant, que l'on ne retrouve pas chez les autres mammifères.

      - ensuite une seconde expérience de "résurection" lorsque le bébé est littéralement sauvé par l'intervention de la mère ou de son substitut.

Le circuit neuronal de la survie chez le bébé humain passe donc nécessairement par l'autre.Cette expérience du passage par l'autre, fait de l'autre  "le neurone manquant" nécessaire à la survie et il se trouve être définitivement inscrit chez le bébé humain. Cette double expérience constitue ce que Delassus nomme l'Originaire.

L'ORIGINE, selon Delassus, se constitue à partir de l'ensemble de l'expérience prénatale "enregistée", "imprimée" dans les Territoires Corticaux Libres (TCL)...

 

 

 

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